le blog du Parti Socialiste de la 2ème circonscription de la Haute Garonne
Tout le monde en parle.
Mais que ce passe t-il dans nos biberons ?
Ce modeste dossier est ces nombreux liens va essayer d’y répondre.
La nouvelle a eu l’effet d’une bombe dans les foyers : une très grande majorité des biberons en plastique vendus contiendraient du bisphénol A (BPA), un produit chimique nocif pour la santé.
Qu’est-ce que le bisphénol A ?
Le bisphénol A (BPA) est un composant du polycarbonate, matière plastique utilisée dans les biberons ou les récipients alimentaires.
Il devient potentiellement dangereux sous l’effet de la chaleur. De minuscules particules de BPA se détachent en effet du plastique quand vous mettez les contenants au micro-onde, ou lorsque vous y versez un liquide bouillant. Elles se retrouvent ensuite dans le lait ou la soupe. Les bébés en ingèrent forcément, mais à faibles doses.
Qu’elles sont les conséquences pour nos enfants ?
Le bisphénol A est soupçonné d’être un perturbateur des régulations hormonales en produisant sur le corps humain les mêmes effets que les œstrogènes, les hormones sexuelles femelles. Il est soupçonné de contribuer à des problèmes de fertilité et à l’apparition de cancers (sein et prostate).
L’organisme gouvernemental Santé Canada et les chercheurs concluent que l’exposition au BPA induite par les biberons plastiques est suffisante pour ne pas mettre totalement hors de cause ce danger. Pour le principe de précaution, le 17 octobre 2008, le Canada est le premier pays à interdire les biberons contenant du Bisphénol A
En France, le Réseau Environnement Santé (RES), demande l’interdiction du BPA dans tous les plastiques alimentaires. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, réaffirme, en mars 2009, devant l’Assemblée, son soutien à l’Afssa (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments)
Mais la polémique enfle avec la conclusion de l'Afssa dans un avis publié le 13 novembre 2008. Les quantités de Bisphénol A libérées dans le lait sont très inférieures aux seuils d'exposition fixés en Europe. Polémique car la moitié des treize membres du comité d'experts de l'Afssa ont des liens d'intérêt avec l'industrie.
Le député Gérard BAPT, président de Santé Environnementale, interrogeant régulièrement la Ministre, précise : « De nombreuses et très récentes études, publiées dans de nombreux pays, démontrent désormais que cette molécule, qui agit comme un perturbateur endocrinien, a des effets démontrés expérimentalement sur l’animal, chez lequel, il peut causer cancers, altération de la reproduction, diabète, obésité, troubles du comportement, reproductibles sur plusieurs générations… ».
Lors de son colloque annuel du 10 juin 2009, la Société Internationale d’Endocrinologie (science des hormones), a appelé à réduire l’exposition de la population à ces molécules, au nom du principe de précaution.
Pourtant la Ministre de la santé campe sur ses positions, la secrétaire d’État à l’Écologie, Chantal Jouanno, a finit par demander à l’Afssa, le 15 juin dernier, de reprendre l’expertise.
On attend de nouvelles conclusions.
En France, tout va bien... pas de principe de précaution.
Alors que faire ?
Réduire au minimum l’exposition
Guide des biberons sans bisphénol A
- 3 juin 2009, Audition publique organisée par le Groupe Santé environnementale de l’Assemblée Nationale

Interpellation de madame la Ministre de santé
- Lettre du député Gérard Bapt à madame la Ministre de santé
Arrêté municipale :
- 22 juin 2009, Mairie de Saint Jean (Haute Garonne), arrêté d’interdiction d’utilisation de biberons contenant du bisphénol A